- 50 000 à 60 000 ouvrières et une reine ! Tel est le nombre d’abeilles installées le 23 mai dernier à la ferme du Vinage. Une opération menée de main de maître par Matthieu Derouck, un apiculteur amateur, éclairé et passionné, qui réalisait ainsi sa deuxième création de ruche et répondait aux préoccupations de Géraldine.

- Les conseils avisés de Matthieu ont permis de choisir un emplacement stratégique pour la ruche : dans la pâture, à proximité du potager, afin de favoriser la pollinisation des fruits et légumes par les butineuses sans qu’elles puissent toutefois être gênées par les libres cueilleurs. Mais pour ce faire, il aura fallu respecter tout un protocole et passer par quelques étapes…
- Dans un premier temps, Matthieu a installé la ruche sans son essaim en début de semaine. Michel a ensuite procédé à quelques aménagements rendus nécessaires à la ferme, entre autres une clôture électrique dressée à quelques mètres autour de la ruche pour éviter aux génisses trop curieuses de venir perturber le travail des abeilles. Ces préparatifs réalisés, notre apiculteur amateur est revenu avec son essaim le samedi soir, veille du week-end de la Pentecôte, profitant ainsi de la tranquillité de cette fin de semaine. Afin de calmer les abeilles et de faciliter leur transfert dans la ruche, il a au préalable enfumé l’essaim, le vent ne facilitant guère sa tâche. Il a pris soin également de placer au-dessus de la ruche un « nourrissement stimulatif » constitué d’eau sucrée pour motiver les butineuses et favoriser l’essaimage.
- La semaine suivante a été décisive puisqu’il aura fallu pour Matthieu renouveler régulièrement le « sirop » , contrôler le degré d’agressivité des abeilles, observer leur adaptation à ce nouvel environnement et, pour finir, vérifier la capacité de l’essaim à « prendre ».

- Aujourd’hui, les choses sont en bonne voie, la colonisation de la ruche s’est déroulée sans encombre et l’essaim devrait se stabiliser pour ensuite atteindre les 100000 abeilles. À la ferme, on espère désormais de futures miellées et Matthieu envisage déjà d’installer une deuxième ruche. Voilà assurément un beau travail et une excellente façon de participer avec clairvoyance et dynamisme à la sauvegarde des abeilles… dont le sort est actuellement bien compromis !